Univers d'investissement
Règle
Les trois portefeuilles NWP, DIM et KIMI investissent en actions cotées sur des marchés reconnus. NWP est restreint aux constituants du MSCI ACWI (ETF SPYY, ISIN IE00B44Z5B48). DIM combine trois ETF formant un univers élargi d'environ 9 200 titres : SPYY (MSCI ACWI), EMIM (marchés émergents) et IUSN (petites capitalisations mondiales). KIMI sélectionne des actions individuelles selon la méthode propre au modèle Kimi (Moonshot AI), tout en étant soumis aux mêmes restrictions d'investissement que DIM. Toute action non éligible à ces univers est strictement exclue.
Motivation
- L'ACWI regroupe les ~2 900 plus grandes entreprises cotées dans le monde et couvre ~85% de la capitalisation boursière mondiale — un univers suffisamment large et liquide pour un portefeuille de conviction concentré.
- DIM élargit cet univers (marchés émergents, petites capitalisations, ~9 200 titres) pour tester si l'accès à davantage de valeurs améliore la capacité à battre le marché mondial.
- KIMI applique une sélection d'actions individuelles sous une IA différente (Moonshot AI), tout en respectant strictement les mêmes IR que DIM afin que la comparaison de performance reste méthodologiquement propre.
Diversification sectorielle minimale
Chaque portefeuille doit à tout moment être investi dans au moins 5 secteurs GICS différents, avec un minimum de 2 valeurs par secteur représenté. Si le modèle n'a pas suffisamment de conviction pour placer au moins 2 valeurs dans un secteur, ce secteur est exclu du portefeuille. Le seuil est passé de 10 à 5 secteurs lors de la révision IR-REV-01 du 06/06/2026.
Référence sectorielle — 11 secteurs GICS
| Secteur GICS | ACWI | Exemples |
|---|---|---|
| Technologies de l'information | ~25 % | NVIDIA, Apple, Microsoft, TSMC, Broadcom, Samsung |
| Services financiers | ~15 % | JPMorgan, Berkshire Hathaway, Visa, Mastercard, HSBC |
| Santé | ~12 % | Eli Lilly, UnitedHealth, Novo Nordisk, Johnson & Johnson, AstraZeneca |
| Industrie | ~10 % | Caterpillar, Honeywell, Airbus, Siemens, Lockheed Martin |
| Consommation discrétionnaire | ~10 % | Amazon, Tesla, LVMH, Toyota, Home Depot, Booking |
| Services de communication | ~8 % | Alphabet, Meta, Netflix, Disney, Tencent, T-Mobile |
| Biens de consommation de base | ~7 % | Nestlé, Procter & Gamble, Coca-Cola, Unilever, Walmart |
| Matériaux | ~5 % | BASF, Rio Tinto, Air Liquide, BHP, Linde |
| Énergie | ~5 % | ExxonMobil, Shell, TotalEnergies, Saudi Aramco, Chevron |
| Immobilier | ~3 % | Prologis, American Tower, Equinix, Simon Property Group |
| Services aux collectivités | ~2,5 % | NextEra Energy, Enel, Duke Energy, Iberdrola |
Référence géographique — Régions ACWI
| Région | ACWI | Principaux pays |
|---|---|---|
| Amérique du Nord | ~65 % | États-Unis (~62 %), Canada (~3 %) |
| Europe développée | ~15 % | Royaume-Uni, France, Allemagne, Suisse, Pays-Bas, Suède… |
| Marchés émergents | ~12 % | Chine, Inde, Taïwan, Corée du Sud, Brésil, Arabie saoudite… |
| Asie-Pacifique développée | ~8 % | Japon, Australie, Singapour, Hong Kong, Nouvelle-Zélande |
Plafond et plancher de pondération
Règle
Plafond par position : 7 % de l'AUM en toutes circonstances. Plancher par position : 2 % de l'AUM ; toute position passée sous ce seuil doit être soldée ou renforcée au rééquilibrage suivant, sous réserve des seuils minimums de transaction IR4 (voir IR2.3).
Plafond sectoriel et géographique : poids de référence ACWI × 1,5. À titre indicatif — technologies de l'information 37,5 %, services financiers 22,5 %, santé 18 %, industrie et consommation discrétionnaire 15 %, services de communication 12 %, consommation de base 10,5 %, énergie et matériaux 7,5 %, immobilier 4,5 %, services aux collectivités 3,75 % ; Amérique du Nord 97,5 %, Europe développée 22,5 %, marchés émergents 18 %, Asie-Pacifique développée 12 %.
Interaction avec IR3 — plancher 2 % ↔ plafond cash 50 %
Avec 25 valeurs à minimum 2 %, le portefeuille est investi à au moins 50 %, avec au plus 50 % de cash. Avec 50 valeurs : 100 % investi, 0 % cash. Cette interaction est délibérée : elle force un choix explicite entre diversification et protection défensive.
Application
| Dimension | Référence ACWI | Maximum | Exemple |
|---|---|---|---|
| Action individuelle | Poids dans l'ACWI | Poids × 1,5 ou max 7 % | Apple 4,5 % → max 6,75 % |
| Secteur (GICS) | Poids du secteur ACWI | Poids × 1,5 | Tech 25 % → max 37,5 % |
| Région géographique | Poids de la région ACWI | Poids × 1,5 | Amér. du Nord 65 % → théor. 97,5 % |
Le plafond géographique théorique est automatiquement limité par les autres règles de diversification — plafonds sectoriels (IR2) et plafond de liquidités (IR3) s'appliquant simultanément : le poids maximal réel de l'Amérique du Nord se situe autour de 60–75 %.
Double contrôle des plafonds
Règle
Chaque plafond applicable à une position, à un secteur ou à une zone géographique doit être respecté à la fois sur l'AUM total et sur le portefeuille réellement investi hors cash ; la limite la plus stricte s'applique. Le plancher de 2 % reste calculé uniquement sur l'AUM total, afin d'éviter une vente forcée due à une hausse du cash.
Motivation
Cette règle évite deux risques : qu'une position ou un thème devienne trop important pour le portefeuille ; qu'un niveau élevé de cash donne une impression trompeuse de diversification. Si la moitié du portefeuille est en liquidités, une action affichée à 5 % de l'AUM représente en réalité 10 % de la partie investie — le double contrôle mesure le risque tel qu'il est réellement porté par l'argent investi.
Articulation avec le seuil minimum IR4
Règle
Lorsque le montant nécessaire pour ramener une position sous le plancher de 2 % jusqu'à ce plancher est inférieur au seuil minimum de transaction prévu par IR4, l'ordre de correction est dimensionné pour atteindre au moins ce seuil IR4, quitte à porter la position au-delà de 2 % — dans la limite du plafond de 7 % et des plafonds sectoriels/géographiques applicables. Le report automatique prévu par IR4 pour les transactions sous seuil ne s'applique pas à une correction de non-conformité déjà constatée au titre du plancher IR2.
Motivation
Sans cette règle, une position légèrement sous le plancher de 2 % ne pourrait jamais être corrigée si le rattrapage nécessaire est inférieur au seuil IR4 — blocage concrètement rencontré lors de la vérification du portefeuille KIMI du 26/07/2026, où les onze ordres de rattrapage étaient tous inférieurs à 5 000 €. Dimensionner l'ordre sur le seuil IR4 plutôt que sur le seul plancher résout ce blocage sans compromettre la discipline de rééquilibrage.
Plafond de liquidités
Règle
Cash maximum : 50 % de l'AUM — portefeuille investi minimum : 50 % en actions. Positions courtes : strictement interdites. Instruments dérivés : strictement interdits. Effet de levier : exclu sous toutes formes.
Motivation
- Interdire les positions courtes, les dérivés et l'effet de levier borne le risque à la perte du capital investi, cohérent avec un mandat de gestion actions long only destiné à des fondateurs non-professionnels.
- Le plafond de 50 % de cash donne la capacité d'agir lors de retournements de marché majeurs tout en restant un pari actif et mesuré vis-à-vis du benchmark ACWI.
- L'incitation financière constitue la contrainte comportementale la plus efficace : une mauvaise décision de liquidités coûte plus au modèle que n'importe quelle limite externe (impact immédiat sur high-water mark et performance fee).
Rééquilibrage
Le référentiel couvre désormais trois portefeuilles : NWP, DIM et KIMI. KIMI (compte de simulation IB DUQ989765, ~1 000 000 €) est géré depuis le 24/07/2026 par le modèle Kimi (Moonshot AI) et applique strictement les mêmes restrictions que DIM.
Nouveautés v5 : IR2.2 (double contrôle des plafonds sur AUM total ET hors cash), IR2.3 (articulation plancher 2 % ↔ seuil minimum de transaction IR4), IR6 (analyse technique comme filtre de confirmation : moyennes mobiles 50/200 jours, RSI 14, volumes) et IR7 (plafond de corrélation thématique : alerte 30 % / plafond dur 40 % de l'AUM, applicables aux nouveaux achats).
IR4 précise en outre le seuil minimum de transaction par niveau d'AUM (3 000 € / 5 000 € / 0,5 % de l'AUM).
Règle
1 rééquilibrage mensuel standard (calendrier fixe) + maximum 1 rééquilibrage extraordinaire supplémentaire par mois, plafonné à 24 rééquilibrages par an (12 réguliers + 12 extraordinaires). Toute transaction sous le seuil minimum applicable (voir tableau) est ignorée ou reportée au rééquilibrage suivant.
Activation extraordinaire
Le modèle analyse l'évolution des marchés, l'environnement macroéconomique, les tendances sectorielles et l'actualité géopolitique. S'il identifie une rupture de marché, un changement de tendance important ou un risque significatif, un rééquilibrage extraordinaire peut être décidé, avec proposition des modifications précises et motivation transparente. L'analyse de l'opportunité doit être demandée par AMC.
| Paramètre | Valeur | Objectif |
|---|---|---|
| Fréquence standard | 1×/mois | Cadre structurant et lisible |
| Rééquilibrage extraordinaire | Max 1/mois | Réactivité lors des ruptures de marché |
| Maximum annuel | 24/an | Discipline de rotation globale |
Seuil minimum par transaction (par niveau d'AUM)
| Niveau d'AUM | Seuil minimum par transaction |
|---|---|
| AUM < 500 000 € | 3 000 € (seuil fixe) |
| AUM 500 000 – 1 000 000 € | 5 000 € (seuil fixe) |
| AUM > 1 000 000 € | 0,5 % × AUM |
Obligation de motivation
Règle
Chaque décision d'investissement — achat, vente, maintien d'une position, niveau de liquidités — est motivée par écrit dans le rapport de rééquilibrage. Aucune décision, aussi minime soit-elle, ne peut rester sans justification. L'obligation s'applique à NWP, DIM et KIMI.
Contenu minimal de la motivation
- Justification analytique : facteurs macroéconomiques, sectoriels ou spécifiques à l'entreprise.
- Conformité aux directives IR1, IR2, IR2.2, IR2.3, IR3, IR4, IR6 et IR7 — confirmation explicite.
- Mouvements de liquidités : appréciation explicite des conditions de marché justifiant la décision.
- Maintien des positions existantes : confirmation succincte que la thèse d'investissement reste inchangée.
Motivation
AMC n'intervient pas avant les décisions des modèles. Le contrôle repose sur la transparence totale et la justification écrite de chaque décision. Cette obligation ex post constitue le mécanisme de contrôle et de responsabilité. Une décision qui ne peut être justifiée par écrit est une décision qui ne doit pas être prise.
Les modèles d'IA constituent le moteur décisionnel des portefeuilles, sans personnalité juridique propre. AMC reste l'entité responsable du cadre réglementaire, de l'exécution opérationnelle et des relations avec les investisseurs.
Analyse technique — filtre de confirmation
Règle
L'analyse technique est utilisée comme filtre de confirmation avant achat ou vente. Elle s'applique au DIM depuis fin juin 2026 et s'applique également au KIMI dans les mêmes conditions. Elle ne constitue jamais un critère de sélection principal : aucun des trois indicateurs ci-dessous ne peut, seul, déclencher une transaction — une conviction fondamentale motivée par écrit (IR5) reste toujours le préalable.
IR6.1 — Moyennes mobiles 50 et 200 jours
Indicateurs de tendance à moyen terme (50 jours) et de fond (200 jours). Un cours durablement sous ses deux moyennes mobiles constitue un signal de prudence : report d'un achat déjà motivé fondamentalement, ou accélération d'une sortie déjà motivée. À l'inverse, un cours au-dessus des deux moyennes conforte une décision d'achat déjà motivée.
IR6.2 — RSI 14 jours (Relative Strength Index)
Indicateur de momentum sur 14 jours, gradué de 0 à 100. RSI supérieur à 70 : zone de surachat (report d'un achat déjà motivé). RSI inférieur à 30 : zone de survente (peut conforter un renforcement déjà motivé, ou inciter à tempérer une vente en cours).
IR6.3 — Confirmation par les volumes
Le volume d'échange sur les séances précédant une décision est examiné pour confirmer la robustesse du signal de prix. Un mouvement de prix non accompagné d'un volume significatif est considéré comme un signal faible, incitant à la prudence.
Motivation
Ajouter un filtre technique réduit le risque d'exécuter une conviction fondamentale au pire moment (par exemple, acheter juste avant un retournement de tendance), sans jamais remplacer l'analyse fondamentale qui reste le seul déclencheur possible d'une transaction.
Plafond de corrélation thématique
Principe
IR2 encadre la concentration selon trois axes : position individuelle, secteur GICS officiel et zone géographique. La corrélation thématique répond à une logique différente : elle classe les titres par facteur de risque économique réel sous-jacent, qui peut traverser plusieurs secteurs GICS à la fois (ex. un fabricant de semi-conducteurs et un opérateur de centres de données, classés dans des secteurs différents mais exposés au même moteur de risque).
IR7.1 — Définition et méthode de calcul
Un cluster thématique corrélé regroupe l'ensemble des positions dont la thèse d'investissement repose sur un même moteur de risque et de rendement dominant (par exemple : capex intelligence artificielle, centres de données, semi-conducteurs), indépendamment de la classification sectorielle officielle. Le poids d'un cluster est calculé en pourcentage de l'AUM total (et non du seul montant investi en actions).
IR7.2 — Seuils et application (glide path)
Seuil d'alerte : 30 % de l'AUM total — motivation écrite spécifique requise, sans obligation de vente. Plafond dur : 40 % de l'AUM total — tout nouvel achat dans le cluster concerné est interdit. Ces deux seuils s'appliquent uniquement aux nouveaux achats et concernent NWP, DIM et KIMI. Aucune position déjà détenue n'est vendue de force du seul fait du dépassement d'un seuil.
Articulation avec IR2
IR7 reste cumulative avec IR2 (plafonds par position et par secteur/zone) et ne s'y substitue pas : une position peut être conforme à IR2 (plafond individuel 7 %) tout en contribuant au dépassement du plafond de cluster IR7.
Motivation
Cette clause protège les fondateurs contre des ventes précipitées qui généreraient des frais de transaction et des décalages de marché inutiles, tout en donnant au modèle un cadre clair pour piloter progressivement l'exposition à un thème dominant.
Tableau de synthèse — IR130726 v5
| # | Directive | Règle | Contrainte clé |
|---|---|---|---|
| IR1 | Univers d'investissement | NWP : ACWI (SPYY) · DIM : SPYY + EMIM + IUSN (~9 200 titres) · KIMI : actions individuelles, mêmes IR que DIM | ≥ 5 secteurs GICS · min. 2 valeurs/secteur |
| IR2 | Plafond de pondération | Action / secteur / région ≤ poids ACWI × 1,5 · fourchette [2 %, 7 %] par position | Tech max 37,5 % · Amér. Nord max 97,5 % (théor.) |
| IR2.2 | Double contrôle | Plafonds respectés sur AUM total ET hors cash · limite la plus stricte | Plancher 2 % reste sur AUM total |
| IR2.3 | Articulation plancher ↔ IR4 | Ordre correcteur du plancher 2 % dimensionné au seuil IR4 minimum | Débloque les rattrapages < seuil IR4 |
| IR3 | Plafond de liquidités | Max 50 % cash · shorts et dérivés interdits · pas de levier | High-water mark comme autodiscipline |
| IR4 | Rééquilibrage | 1×/mois + max 1 extraordinaire/mois · seuil min 3 k€ / 5 k€ / 0,5 % AUM · max 24/an | Seuil selon niveau d'AUM |
| IR5 | Obligation de motivation | Chaque décision motivée par écrit · conformité IR1–IR4, IR6, IR7 vérifiée | La transparence remplace le contrôle externe |
| IR6 | Analyse technique | Filtre de confirmation · MM 50/200 · RSI 14 · volumes · jamais déclencheur seul | Applicable DIM et KIMI ; NWP dans le cadre général |
| IR7 | Corrélation thématique | Alerte 30 % AUM · plafond dur 40 % AUM · nouveaux achats uniquement | Cumulatif avec IR2 · aucune vente forcée |
Version IR130726 v5 — 26 juillet 2026. Document complet disponible sur demande auprès de Pierre de Giey : pdg@petrusfunds.com.